vendredi 14 septembre 2018

L'équilibre


Kokodo-budo-Libramont


L'équilibre.


L'équilibre est une notion essentielle dans la pratique martiale, c'est même la première chose à ressentir sur soi-même avant de pouvoir placer l'autre en déséquilibre. Inutile de penser à déstabiliser quelqu'un, si soi-même, on manque d'équilibre.
L'équilibre, logiquement et basiquement, c'est quand on ne ressent aucun déséquilibre. Tout déséquilibre dans un sens, amène tôt ou tard à un autre déséquilibre dans le sens opposé pour obtenir compensation. Cette loi est immuable et s'applique aux choses comme aux actes et même aux réflexions.
Pour le corps, cela veut dire que toute exagération de mouvement est inutile. Pour l'esprit, c'est un peu la même chose, toute pensée perverse est à abolir, toute perception exagérée est à éviter. La simple volonté de faire une action nous place déjà en déséquilibre.
Agir sur autrui se fait dans la pureté de l'instant de perception en bougeant naturellement. La recherche d'équilibre se fait dans la sobriété et l'économie de gestes, comme de pensées. Eviter le superflu, nettoyer la tête pour y mettre l'essentiel. Plus le cerveau s'active, moins on peut percevoir notre environnement présent.
Le Shiseï correct est l'équilibre. Prendre attention à notre position naturelle de départ est le début de la recherche de l'état d'équilibre. Cette position est la position debout naturelle, pieds sur une même ligne écartés de la largeur des hanches, les genoux sont très légèrement fléchis. Les épaules sont relâchées et tombantes, la poitrine est ouverte. La pression du hara doit se ressentir sur le noeud de ceinture, ainsi que dans les reins, le bas du dos.
Dès la réception, placer le corps droit entre les deux pieds avec un écart suffisant dans les deux sens pour une stabilité optimale. La pression égale de la pointe des pieds sur le sol permet une spontanéité naturelle de mouvement et une flexion plus intense du genou avant permet, outre une juste répartition du poids du corps, de répondre positivement, c'est à dire d'avancer. Les hanches sont souples. Le genou avant est en pression naturelle sur l'agresseur, la jambe arrière est presque tendue pour permettre de subir une poussée. Les coudes sont presque collés au corps. La position idéale est la distance maximum d'un poing entre le coude et le corps.
Il est évident que cette recherche d'équilibre se poursuivra pendant tout le travail avec le partenaire jusqu'au contrôle final. Cette attention nous premettra de réagir correctement à toute sollicitation du partenaire, même si la technique en elle-même est mal appliquée ou si le partenaire modifie sa position pour tenter de contre-attaquer.
L'équilibre est la condition essentielle pour un mouvement correct et une technique pure.

Arts internes

  Arts internes. Dans les arts martiaux chinois, les «formes internes» s’opposent à celles que l’on appellent les «formes externes»...