Kokodo-budo-Libramont
Mushin.
Pour
les débutants qui ont déjà essayé, maintenir Mushin ou l'esprit
vide plus de dix secondes durant un examen est une vraie gageure pour
des gens normaux. En effet, à peine vide, l'esprit capte toute
nouvelle information possible et se remet à analyser. Alors autant
lui donner quelque chose à faire le plus tôt possible, sinon il est
vite incontrôlable.
Quand une action est connue,
l'angoisse de la réalisation diminue. Donc pour se calmer, rien ne
vaut mieux que de préparer mentalement l'action à faire. Tel un
ancien film muet en noir et blanc, on déroule l'action en mode
saccadé et la façon de l'exécuter dans son esprit quelques
secondes (ou fraction de seconde) avant l'exécution.
Ne laissons pas Uke commencer une
attaque si nous ne sommes pas prêt mentalement. Lors d'un examen,
arrangeons nous avec lui pour qu'il nous attaque uniquement sur, par
exemple, un bref signe de tête de notre part.
Surtout ne pas laisser l'esprit
vagabonder et faire des comparaisons ou des jugements intempestifs.
Donner le meilleur de soi sans crainte de l'erreur.
La maîtrise de l'action et de tous
les paramètres qui en dépendent, c'est la clé. Encore faut il
avoir la connaissance de la technique, de la forme et de tout ce que
cela comporte comme détails à gérer. La réception est déjà le
début de la technique. N'attendons pas l'agression pour nous
préparer. Si l'attitude est droite et calme, l'esprit est serein,
vous êtes déjà en réception, tout peut arriver, vous êtes prêts.
Vous aurez alors le choix d'appliquer la technique que vous sentirez,
celle qui viendra naturellement. Si l'esprit est plus libre et
détaché, il a moins tendance à s'emballer pour trouver une
solution.
Voici quelques astuces pour se
faciliter la vie :
1 Connaître ce qui nous stresse ou ce
qui amplifie notre stress.
2 Eliminer ou modifier si possible les
éléments repérés ci dessus.
3 Pratiquer la relaxation et la détente
musculaire.
4 Pratiquer la méditation, la
visualisation et la pensée positive.
5 Ne pas être trop exigeant envers
soi-même. S'accorder des erreurs, être compatissant.
6 Contrôler sa respiration. Si
possible, bloquer le bas-ventre et pratiquer une respiration lente
abdominale.
7 Gérer le temps. Anticiper légèrement
permet de réagir plus calmement.
8 Eviter de se juger, de juger les
autres, d'établir des comparaisons avec qui que se soit.
9 Durant la pratique, si quelqu'un se
trouve devant ou derrière, considérer le calmement comme agresseur
potentiel.
10 En toute circonstance garder son
calme et ne montrer aucune contrariété.
Plus on avance dans la pratique et
plus cet aspect de l'étude devient important. L'étude du maintien
au calme de notre esprit prendra de plus en plus de place, pour
devenir peut être un des éléments essentiels de notre future
progression. Commençons dès à présent à le prendre en compte et
à l'améliorer en éliminant toute précipitation et volonté
d'action. Laisser le corps agir calmement, en douceur, sans
brusquerie, ni saccade.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire